Aucun mot ne suffira…

Il m’a pris l’envie de vous parler cet après-midi, en allant voir mon médecin. Dans la rue, le bus, je voyais que les gens avaient le visage triste, mais ne disaient rien. C’en est trop ! J’ai trouvé une manière de m’exprimer, alors je continue sur ma lancée. Crier, pleurer, être désabusée ? Oui, cet avant, où nous avions une vie, non pas réelle mais, avec toujours plus ou moins de craintes, des soucis de premier ordre, des difficultés financières, du mal à joindre les deux bouts à la fin du mois, des problèmes de santé, voir son compte dans le rouge, et ne pas savoir quoi faire, les crédits, les dettes… Certes, on le sait, plus personne ne regarde le ciel de la même manière quand on se lève le matin, quand on va boire un café à la terrasse, quand on assiste à un concert, quand on prend l’avion ou le TGV, quand on emmène les enfants à l’école… Nos gestes si simples d’ordinaire, sont remplis d’appréhension, de colère, de doutes et d’amertume. Voilà pourquoi, j’ai décidé de prendre ma plume, pour hurler mon désarroi, cette injustice, et de parler de ce monde qui va de mal en pis. Nombreux utilisent les réseaux sociaux pour faire savoir au monde restreint, leurs amis, par tous les moyens qu’ils se sentent concernés. Mais devons nous attendre ces circonstances, pour « activer » la solidarité ? Parce qu’en Europe, surtout en France, là où je vis depuis 27 ans, j’ai constaté que les gens étaient assez individualistes, chacun vit sa vie et ne se soucie pas grandement de ce que l’autre ressent, ou s’il va bien. Est-ce que les circonstances de la vie font que les gens se sont réveillés et se sont solidarisés ? Non, ils n’ont pas attendu cela, le monde n’a pas changé, il a simplement évolué. Le troc, les échanges de compétences, les cuisiniers et traiteurs à domicile, ou le covoiturage ont révolutionné notre façon de penser, du moins je l’espère… Le monde change, mais empire aussi. La folie des hommes n’a plus de frontières, ni de couleur. On revendique cette folie, cette barbarie ignoble, ce plaisir à faire mal ! Charlie Hebdo à Richard Lenoir, l’hyper casher de Porte de Vincennes, le Bataclan, Bruxelles, Chypre… Avec le Net tout se fait mais se défait aussi, une facilité déconcertante pour se procurer des armes de guerre, disons le clairement. Avant, nous disions, ou du moins nous le pensions, et soyons sincères avec nous même, le terrorisme c’est ailleurs, dans les autres pays, ou cela s’est passé il y a longtemps.  Nous regardions les informations, et nous étions bien loin de tous ces attentats perpétrés dans d’autres pays. il faut dire que nous sommes orientés, formatés quelque part. Nous ressentions bien quelque chose, mais qui s’évaporait et laissait vite place à nos habitudes. Aujourd’hui, nous avons été touchés ! Nous ne pouvons plus dire cela ne nous concerne pas. Vos enfants et petits enfants en parlent que voulez vous, on ne peut pas éviter le sujet. Il est partout, dans les éditions spéciales, les flash infos, on ne peut pas le cacher. Lors de la période de l’euro 2016, tout le monde y a pensé, mais les manifestations se sont bien déroulées, bon à part les hooligans mais eux, pour vouloir faire la une, il faut bien qu’ils trouvent des stratagèmes ! Les rassemblements quotidiens de la foule dans les fan zone… Bref personne n’était tranquille dans sa tête, malgré tout la France avait retrouvé une atmosphère de liesse, surtout quand la France est arrivée en finale, le rêve ! Bon le Portugal a remporté la coupe, mais il régnait une bonne ambiance malgré tout, hormis les échauffourées à l’encontre de supporters portugais. Le lendemain de l’euro, les rues ne faisaient pas de bruit. On aurait dit qu’on les avait recouvertes de moquettes, tant elles étaient calmes. Puis la vie quotidienne des Français a repris son cours habituel, avec son lot de soucis quotidiens à régler… Et puis, un espoir, parce qu’il ne s’est rien produit, l’état d’urgence qui allait expirer, jusqu’à cet horrible drame à Nice !

Des gens sont morts gratuitement, des enfants fauchés dans leur émerveillement d’un spectacle de feux d’artifices, une date symbolique choisie délibérément, non décidément, j’ai beau chercher, il n’y a pas de mots pour définir ce que je ressens…

Une solution ? Il n’y en n’a pas ! Simplement faites comme moi, vivez les choses à fond tant que vous pouvez, de manière intense, saisissez les instants qui se présentent à vous, car personne ne sait ce que demain lui donnera. Et ne vous retournez pas sur les choses négatives, ne vous y attardez pas, car elles vont finir par absorber votre énergie, et votre joie de vivre. Soyez reconnaissants de ce que la Vie vous offre. Et si vous arrivez à encourager la personne qui ne va pas bien, juste à côté de vous, ce sera une étape de franchie pour vous. Inspirez vos enfants, et gardez le cap pour eux, c’est primordial.

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A propos Muriel

J'ai constaté tristement que si les enfants rencontrent de graves problèmes, c'est dû essentiellement aux adultes qui n'ont pas fait ce qu'il fallait au moment où ils en avaient besoin!
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