Zoom sur les enfants: la parentalité positive, tendance du moment

J’ai surfé sur pas mal de blogs qui abordent ce thème, bien référencés pourtant, mais voilà, ils sont parents.

Revenons plusieurs années en arrière, où les enfants n’avaient pas droit au chapitre, ils ne devaient pas parler, juste se nourrir, aider aux corvées, et aller se coucher. Les parents ne se posaient aucune question quand il s’agissait de corriger leur enfant, avec ce qui leur venait sous la main. Celles et ceux qui ont connu cette époque, restent traumatisés à vie, même si c’est un lointain passé.

Aujourd’hui, les enfants, ne veulent plus se taire, ils s’octroient le droit d’émettre des jugements critiques quitte à passer pour des impertinents, ou des insolents, en face de la vieille école. Ils prennent des positions sérieuses, et s’engagent, se réunissent pour débattre de faits de société. On assiste à une mutation, un changement où les parents doivent s’adapter.

Je vais tenter d’en parler, chers parents, et ce, en toute objectivité,  avec un recul qui me paraît indispensable, de vous en donner ma définition appuyé par des illustrations concrètes de la vie quotidienne. Je défie tous les parents du monde entier d’appliquer ce principe TOUS LES JOURS!!!!

En effet, pour celles et ceux qui me suivent et me lisent depuis un certain temps, vous savez que je n’ai pas d’enfants par choix personnel, mais que je les ai côtoyés, pendant longtemps, durant ma profession.

Quand j’ai tapé ma recherche »parentalité positive définition dictionnaire » sur GOOGLE, voici ce qui est sorti:

La parentalité positive, aussi appelée éducation bienveillante, éducation respectueuse, discipline positive ou encore éducation non violente, est une approche alternative de l’éducation fondée sur le respect de l’enfant…

Je vais décortiquer chaque terme pour bien savoir de quoi nous allons parler.

Education bienveillante: la bienveillance signifie s’occuper de…, prendre soin de…C’est là où je vais prendre un exemple concret, chers parents, qui va résonner, et vous ramènera inévitablement à un exemple déjà vécu! Vous comptiez rentrer à 18h chez vous, mais au dernier moment, votre patron vous demande de boucler un dossier pour le lendemain. Dans votre parcours, vous rajoutez des soucis rencontrés dans les transports, ou les embouteillages, résultat, vous passez la porte, il est 20h! Attendez ce n’est pas fini, rien n’est prêt, une idée doit jaillir rapidement pour préparer à manger vite fait. Sur ce, votre enfant vient vous voir à la cuisine, il n’a pas compris son devoir de Maths, vous lui dites que vous vous en occuperez plus tard, je vous demande où est l’éducation bienveillante dedans?

Moi, dans cette situation, je n’en vois pas, inévitablement, vous allez vous énerver, ou faire comprendre par des allusions pas très tendres du style » à croire qu’il n’y a personne qui habite cette maison »,  sachez que ceci est déjà une phrase de rejet, la fatigue vous fait sortir de vos gonds, vous d’ordinaire si patient(e).

Reprenons la même situation, pour appliquer ce principe à la lettre, il aurait fallu anticiper, le repas déjà prêt pour le soir, pour palier aux obstacles qui pourraient se présenter. Votre enfant aurait fini ses devoirs à l’étude, vous arrivez même tard, il n’y a plus qu’à réchauffer et passer à table, tout est organisé en amont, donc pas de cris, ni d’énervement, ou moins que si tout était à faire! Mais cette version, non pas que ce soit utopique, mais cela nécessite de l’organisation, et une contribution à la hauteur de chacun, de toute la maisonnée. 

La bienveillance se trouve à tous les étages, chacun prend soin les uns des autres. Mais nous ne vivons pas dans le monde des Bisounours, les parents sont plus débordés qu’autre chose! Je ne dis pas que cela ne peut pas exister! Attention!

Education respectueuse: le respect s’apprend dès le jeune âge, ce n’est pas quand il, elle est ado, que vous allez vous réveiller sur le fait que votre enfant ne dit pas bonjour ou merci, ou ne jette pas son papier de bonbon dans la poubelle mais à côté!Pour ne citer que ces exemples. C’est une valeur graduelle, qui évolue dans le bon ou mauvais sens, selon les fréquentations, l’environnement. Le respect doit être MUTUEL.

J’interpelle aussi ces adultes professionnels du périscolaire qui affublent les enfants de surnoms.  Je vous en livre quelques uns que j’ai entendu, du temps où j’étais animatrice, responsable de centre de loisirs, « mon petit gros », « la capricieuse », mademoiselle je sais tout », « l’intello », la liste n’est pas exhaustive! Le respect passe avant tout par la CONSIDERATION de l’enfant. Considérer un enfant, c’est le prendre tel qu’il est avec ses défauts et ses qualités.

Un enfant n’a pas un mauvais fond, à la base, quand il devient mesquin, calculateur ou menteur c’est qu’il reproduit un schéma déjà vu.

Les adultes ne sont pas là pour faire plier un enfant, et vouloir le rendre à son image, mais pour le rendre meilleur avec ce qu’il possède déjà, ou lui donner des clés s’il lui en manque!

Voilà pourquoi les enfants finissaient toujours par venir me voir pour régler leurs soucis, car ils savaient qu’en face d’eux, ils auraient une personne qui les écouteraient, une personne en qui ils pouvaient se fier, s’appuyer.

Et vous chers parents, même si vous trouvez que son surnom est trop mignon, il, elle ne vous dira jamais maman, papa, cela ne me plaît pas que tu m’appelles comme ça, donc on oublie, les « petit chou », « ma crevette », « mon têtard », ou « ma crapule d’amour », il y en a d’autres qui valorisent et font comprendre que vous les aimez, je pense!

A sa naissance vous lui avez donné un prénom, préférez un diminutif de son prénom, mais l’éducation respectueuse passe aussi par là, vous n’y aviez jamais pensé? Ben voilà je vous le dis! Vous n’en savez rien ,peut-être qu’il, elle se sent mal, et n’ose pas vous le dire. Par pitié! ne courez pas le, la voir en lui disant ça te dérange?Faites le test, dites lui plutôt, bon j’ai décidé de ne plus t’appeler comme ça, et vous verrez le changement! Vous aurez un c’est pas trop tôt, ou une lueur dans ses yeux!

Discipline positive: 2 mots mis ensemble qui me choquent. Nous sommes bien d’accord que le mot discipline sera associé à militaire, armée, rigueur, strict, austère, enfin des mots avec des images qui me viennent pas très joyeuses!

Vous mettez positive? Certes je suis d’accord, donc absence de punitions, de chantage, de privation, privilégier le dialogue, s’expliquer calmement, envisager et convenir ensemble d’un certain cadre, de certaines règles, mais j’ai une question… Concrètement comment réagissez-vous  si votre ado s’enferme dans sa chambre, refuse tout dialogue parce qu’il a eu le malheur d’oublier le sac de courses, qui devait être le déjeuner, tout cela est parti d’un SMS envoyé à son ami(e), il , elle a répondu, et au moment de ranger les courses, le ton monte, ou alors on sent une pointe d’exaspération, » c’est tout de même pas compliqué, je t’ai demandé juste une chose! A croire que ce message était une question de vie ou de mort! » Et voilà le dialogue est rompu! L’ado s’est refermé sur lui-même.

Pour éviter un tel désagrément, encore une fois anticipez, vous savez que le téléphone c’est sa vie! On ne se repose pas sur un enfant, un ado, ou même un jeune adulte,ils fonctionnent différemment de nous, quand ils sont petits, ils aident volontiers, mais passé un certain âge, tout change, soyez autonomes, ne prenez pas l’habitude de lui confier des choses à faire qui requièrent une trop grande responsabilité! Vous aurez beau pester, vous emporter, dites vous simplement que l’adulte c’est VOUS. J’ai vu trop de parents qui s’énervaient et criaient sur leur enfant, juste parce qu’il n’avait pas pris le bon vêtement, ou s’étaient trompés, parce que le gilet était presque pareil! L’enfant a juste retenu la couleur! Et inversement, j’ai vu des mamans revenir au porte-manteau, reposer le vêtement, et expliquer à l’enfant que ce n’était pas le bon, cela, sans crier!

Education non violente: les sévices, les violences physiques, sont des choses qui se voient, qui peuvent être détectés, mais les violences psychologiques, sont des séquelles invisibles, et pour moi ce sont les pires! Elle laisse des bleus à l’âme. Pour que l’enfant se reconstruise, il devra passer par une thérapie plus ou moins longue. Les cris sont de la violence, les dépréciations du style »ça va pas la tête? », ou « tu es vraiment nul(le) parfois » sont de la violence, pensez au bien être de votre enfant, comment vous voulez, souhaitez qu’il évolue?

L’élément principal selon moi serait la fermeté.

On peut être ferme sans crier, sans hausser le ton, mon père était comme cela, d’ailleurs cela m’a toujours surprise, il arrivait à me convaincre de faire les choses que je ne voulais surtout pas faire, sans heurts, sans cris. Tout le contraire de ma mère!

En définitive, la parentalité positive existera pleinement lorsque les adultes prendront conscience que les enfants reproduisent et imitent ce que les grandes personnes font. A l’heure où l’on parle de l’enfance en danger, d’enfants qui meurent sous les coups chaque seconde? Roués de coup par qui? Sûrement pas par des étrangers, donc l’éducation fondée sur le respect de l’enfant, nous en sommes très loin. Les enfants payent la note des comportements déviants des adultes. Tous les adultes qui entourent l’enfant devraient jouer le jeu. Si à la maison, le respect est fondamental, et qu’à l’école, le maître ou la maîtresse se laisse insulter, l’enfant ne comprendra pas!

Pour conclure, nous avons beau avoir 10 droits pour l’enfant, ils ne sont aucunement respectés. La parentalité positive, c’est un vœu pieux.

Etre parent, est le plus difficile métier au monde, je vous l’accorde volontiers, et vous tire mon chapeau, mais pour moi vous êtes perfectibles, d’ailleurs les parents parfaits n’existent pas!

TENDRE à être ce parent qui veut constamment le bien de son enfant et non pas qui réfléchit à le faire devenir comme lui, selon moi est déjà une très grande avancée, si vous vous dites chaque matin quand vous vous réveillez, je vais essayer d’apporter à mon enfant le PLUS, le MEILLEUR, je vais faire des efforts pour travailler sur moi-même, avec un détachement totalement désintéressé, dans le but qu’il soit AUTONOME dans tous les domaines de sa vie, maintenant et à venir, alors vous commencez à appliquer la parentalité positive, c’est un cheminement qui nécessite de nombreux ajustements, pour parvenir à laisser de côté les vieux réflexes qui empoisonnent votre vie et celle de vos enfants.

Alors après m’avoir lu, avez-vous la sensation d’avoir l’esprit parentalité positive ou le chemin est difficile, quel est votre plus gros obstacle?

 

 

A propos Muriel

Je rêve d'un monde où tous les enfants, les jeunes sont heureux et en sécurité! Rejoignez-moi si vous aussi vous souhaitez un meilleur à venir pour vos enfants, je me dresse comme porte parole pour leur donner de la voix!!
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