Zoom sur les enfants: parentalité positive, la tendance du moment

J’ai surfé un peu sur pas mal de blogs, bien référencés, qui arrivent en pool position. et tous ont un point commun: ils sont parents.

Je vais vous donner mon avis, chers parents, d’un point de vue totalement extérieur, avec un recul considérable, car si vous me lisez depuis un certain temps, vous savez que je n’ai pas d’enfants, mais que je les ai beaucoup côtoyés dans mon ancienne profession.

Je vais tenter de vous donner mon point de vue vu de ma hauteur, et ce, en toute objectivité.

Je pense qu’il faut revenir sur une période il y a quelques années. Les enfants n’avaient pas droit au chapitre, n’avaient pas le droit d’émettre une quelconque opinion, parfois on les considérait même comme des poids, lorsqu’ils étaient handicapés, mais ce ne sera pas le sujet, donc ne nous éloignons pas.

L’heure du repas, était un moment destiné juste à se nourrir, puis à aller se coucher. Les enfants avaient peur, ils étaient terrorisés, vivaient dans une insécurité constante, rongés par la culpabilité que certains adultes pouvaient faire peser sur eux. En ce qui concerne les punitions, ce n’était pas un problème, ou toute une polémique pour frapper, corriger son enfant, avec ce que les parents avaient sous la main. Ceux ou celles ayant vécu cette époque, en parlent avec un résidu de traumatismes, même si tout cela est derrière eux.

Aujourd’hui, les enfants ont arrêté de se taire, remarques pertinentes ou pas, ils s’octroient le droit de donner leur avis, d’émettre un jugement critique sur tel fait ou telle chose, deviennent insolents, ou veulent avoir le dernier mot. Quelquefois, ils se réunissent même et amorcent des débats sur des faits de société, s’engagent, ou n’hésitent plus à prendre position.

Les adultes dépassés, assistent parfois impuissants à la montée du pouvoir de ces jeunes qui ne veulent plus être juste des enfants, ou des jeunes adultes, alors que font ces adultes? Ils essaient tant bien que mal de déployer des armes, ou des stratagèmes, pour faire plier l’enfant, l’adolescent, ou le jeune adulte.

Lorsque j’ai tapé « parentalité positive définition dictionnaire » dans GOOGLE, voici ce qui est sorti:

La parentalité positive, aussi appelée éducation bienveillante, éducation respectueuse, discipline positive ou encore éducation non violente, est une approche alternative de l’éducation fondée sur le respect de l’enfant. …

Je vais décortiquer les termes, et vous démontrer que certes c’est une approche dont on parle de plus en plus, ou du moins que les parents essaient d’appliquer, mais que c’est un vœu pieux, non pas que je doute de votre amour pour vos enfants, non cela n’a rien à voir, mais je vous mets au défi d’appliquer cette méthode TOUS LES JOURS!!!

  • Education bienveillante: la bienveillance, c’est prendre soin de …, s’occuper de… Mais je prends un exemple qui va vous parler, chers parents, taillons dans le vif! Vous avez passé une journée harassante, votre patron vous a demandé de travailler sur un dossier important, au dernier moment. Vous aviez prévu de quitter à 18h, et vous vous retrouvez à rentrer, à passer la porte de chez vous tard, vous rajoutez dans votre parcours, des soucis dans les transports, vous arrivez à 20h!! Votre enfant vient vous voir, il n’a pas compris son devoir de maths, vous allez vous en occuper plus tard, pour l’instant, vous devez trouver de quoi faire à  manger, parce que rien n’est prêt, une idée doit germer rapidement, il est 21h, vous passez à table… alors l’éducation bienveillante vous la voyez comment là? Moi je ne la vois pas, du moins à cet instant, vous allez vous énerver, vous impatienter, et crier ou pas, ou dire des choses que vous regretterez le lendemain matin…
  • Education respectueuse: le respect, oui mais comment? Pourquoi? Avec qui? C’est quelque chose qui s’apprend dès le jeune âge, on ne va pas improviser quand ils sont grands à vouloir leur inculquer le respect! C’est une valeur graduelle, qui se construit au fur et à mesure du temps, des relations qu’on tisse , l’environnement. Ce que l’enfant entend aussi force le respect ou pas, s’il vous voit vous disputer, ou même échanger avec des mots qui fusent qui ne sont pas à mettre dans la case « respect », vu que l’enfant reproduit, et imite, vous en verrez les bon fruits ou pas! Eduquer respectueusement aussi passe avant tout  par CONSIDERER l’enfant, le jeune, on ne dit pas « de toute façon tu n’y connais rien, tu es trop jeune », c’est le dévaloriser d’emblée. Le considérer passe par le prendre tel qu’il est avec ses défauts, ses qualités, et si un enfant devient calculateur, mesquin, c’est qu’il l’a vu quelque part, peut-être pas à la maison, mais à l’école, ou au collège, pour se faire valoir? Mais en dehors de ces exceptions, un enfant n’a pas un mauvais fond, c’est ce que l’adulte lui renvoie qui construira sa personnalité. Quand j’étais animatrice, je veillais à bien retenir les prénoms des enfants, je déteste ces adultes, qui sous prétexte d’être adulte, donc d’avoir un ascendant sur un être plus jeune qu’eux, se permettent d’affubler les enfants qu’ils n’apprécient pas, ou qu’ils croient apprécier avec des surnoms comme « l’intello », « mon petit gros », « la capricieuse »… C’est du vécu, et je les ai entendus. Du coup, les enfants venaient toujours vers moi, parce qu’ils avaient compris que j’étais une personne qui les respectait tels qu’ils étaient. Je m’adresse aussi à vous, chers parents, MEME si vous trouvez son surnom mignon, à vos yeux, lui, elle, n’osera  jamais vous dire , maman, papa, ça ne me plaît pas comment tu m’appelles, parce que vous êtes son père ou sa mère! Réfléchissez quand vous l’appelez « crevette », « crapule », ou têtard? La liste n’est pas exhaustive! Où est le respect dans cet acte qui semble si anodin? Désolé, moi je n’en vois pas.
  • La discipline positive: déjà je trouve qu’il y a un hic, les 2 mots ne vont pas ensemble, ils me choquent, la discipline nous sommes d’accord que nous allons forcément l’associer avec rigueur, armée, militaire, strict, sévère, enfin des mots pas très positifs en images, à mon sens, alors vous mettez positive! okay! J’englobe dedans, une absence de punitions, pas de chantage, du style donnant donnant, donc on va plutôt  privilégier le dialogue, les récompenses, la valorisation? Mais juste une question, un adolescent qui ne veut pas dialoguer, qui refuse de ranger sa chambre, qui ne veut pas que vous entriez dans son univers, vous pouvez me dire comment vous faites pour pratiquer la discipline positive?
  • Education non violente: oui sur ce point je suis d’accord avec vous, on ne corrige pas, on ne lève pas la main, et on ne crie pas! Vous y arrivez? Dites moi comment vous faites quand toutes les circonstances défavorables sont réunies? Exemple: vous venez de faire les courses, vous avez chargé votre enfant d’une petite responsabilité, porter le dernier sac de course, vous êtes partis devant, et lui, elle a reçu un message d’un copain, une copine, pour elle, lui, il faut répondre immédiatement. Arrivés à la maison, heure de ranger les courses, vous constatez que le poulet et les petits pois surgelés ne sont pas là, une éducation non violente? Forcément vous allez vous énerver, le ton va monter, lui, elle ne se laissera pas faire, il n’y aura certes pas de violences physiques, mais verbales à coup sûr! Il, elle, ne vous écoute plus, il, elle, est monté(e)  dans sa chambre et a claqué la porte. Vous en bas, essayez de refaire descendre votre colère!

En définitive, et pour mettre tout le monde d’accord, oui à 100%, concernant l’éducation fondée et basée essentiellement sur le respect de l’enfant. Mais comme je dis c’est un vœu pieux, car je défie tout parent de ne pas hausser le ton, et de rester calme face à toutes les situations. L’élément principal pour moi serait pour moi la fermeté.

On peut être ferme sans crier, sans hausser le ton, mon père était comme cela, d’ailleurs cela m’a toujours surprise, il arrivait à me convaincre de faire les choses que je ne voulais surtout pas faire, sans heurts, sans cris. Tout le contraire de ma mère!

Etre parents est le plus difficile métier au monde, je vous l’accorde volontiers, et je vous tire mon chapeau.

Mais le plus important n’est-ce pas d’entourer votre enfant, lui parler, échanger, jouer avec lui, elle, passer du temps, lui accorder de votre temps?

La parentalité positive, selon moi, inclut certes de la non violence physique mais aussi psychologique, cette violence courante qui fait des bleus à l’âme pendant un très long moment, c’est la pire, car elle est invisible.

Mais si je devais résumer tout ce que je viens de dire, je dresse peut-être un tableau noir, mais la parentalité positive existera pleinement, quand les adultes cesseront de reproduire, ou de faire subir à leurs enfants ce qu’ils ont vécu.  la preuve en est avec tous ces enfants en danger, qui n’ont rien demandé, et qui meurent sous les coups de qui? Pas des étrangers en tout cas!

Pour conclure, être un parent qui tend à vouloir appliquer la parentalité positive, qui fait des efforts dans ce sens, c’est déjà un grand pas de fait! Car il prend conscience que l’on peut éduquer dune autre manière, avec une autre vision.

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